Le Potager sauvage

Le Potager sauvage sans jardinage grâce au Paillage

Lorsque les massifs et les arbres fruitiers de votre jardin sont paillés comme en forêt avec une litière de 10 cm de feuilles mortes et de rameaux de bois issus de votre périmètre bocager en mini-agroforesterie, une certaine transition comportementale des végétaux et de l’homme s’organise spontanément sans intervention.

L’Ortie et le Pissenlit en deviendront instinctivement les vedettes et si vous rajoutez l’Egopode (Aegopodium podagraria), vous obtiendrez un potager sauvage de proximité de premier ordre.

Le Paillage issu du jardin pour le jardin générera un sol riche et toujours frais permettant à nos sauvageonnes de s’émanciper singulièrement pour un « potager nomade » avec des rendements étonnants.

Nos comestibles atteindront des tailles souvent impressionnantes, bienvenue par exemple chez le Pissenlit dans une zone mi-ombre mi-lumière (version laitue romaine).

Mes Orties que je prends soins de tailler régulièrement pour retarder la floraison pour des récoltes successives, sont superbes avec des feuilles foncées très larges…

L’Egopode va tout simplement se propager très rapidement, surtout par sa reproduction végétative grâce à ses rhizomes (tiges souterraines).

Le Sédum reprise (Sedum telephium) semi-sauvage vendu comme plante ornementale est une excellente plante potagère vivace très mellifère rustique, qui grâce au paillage donc, se développera de façon remarquable.

Ses feuilles grasses peuvent se consommer crues ou cuites même pendant la floraison en les cueillant de manière sporadique (recette à la vapeur en prévision).

Plantez plusieurs pieds à un mètre de distance que vous pourrez multiplier facilement par découpage de mottes ou par bouturage.

Concernant la Berce, le sol de votre périmètre devra à l’origine être frais, voire très frais (terrain en pente, fossé ou zone humide).

Avec nos cinq plantes telles les doigts de la main, votre potager sauvage vous permettra d’utiliser uniquement vos bras pour la préparation de recettes savoureuses…

Vous obtiendrez déjà en filière extrêmement courte, des récoltes de plantes déjà répertoriées par l’industrie alimentaire soucieuse de rebondir pour la survivance de son avenir.

La métaphore du purin d’Ortie

Contraignant, encombrant et malodorant, le purin d’ortie est très efficace pour rééquilibrer le sol notamment en azote.

Cette technique pratiquée en aval fonctionne bien pour les plantes potagères à feuilles (Choux, Poireaux, Bettes, Laitues etc.).

Pour autant, en amont, suite à la pose d’une litière forestière de 10 cm d’épaisseur à base de feuilles et de bois, le sol sera l’année suivante, équilibré avec tous les nutriments, si bien que l’Ortie arrivera spontanément nous indiquant cette fameuse richesse en humus du terrain.

L’Ortie était déjà au Moyen-âge répertoriée comme atténuante, comblant toutes nos carences.

Les connaissances actuelles le prouvent d’avantage encore…

Suite à un paillage forestier au pied d’un fruitier par exemple, l’Ortie, autant nourrissante que la viande et les plantes potagères réunies, se récoltera au moins quatre fois dans l’année.

Les allers retours ardus  peuvent donc se transformer en cueillettes ludiques hédonistes, remontant au paléolithique grâce à notre fameuse Ortie, tellement bénéfique pour toute la chaine alimentaire allant de la microfaune du sol, des insectes, des mammifères jusqu’à l’homme.

 

2 réflexions sur “Le Potager sauvage

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s