Velouté d’Egopode

Si son amertume est douce avec une saveur discrète, les commentaires concernant ce légume de demain foisonnent.

Les lieux de récoltes sont sporadiques comparés à l’Ortie ou le Pissenlit. Pour autant lorsque l’Egopode s’installe, il s’agit de petits ilots formant des tapis denses à 60% permettant des cueillettes très faciles se renouvelant vigoureusement jusqu’au véritable hiver.

Trop souvent les personnes qui pratiquent encore le maraîchage traditionnel des trente glorieuses, la détestent âprement, en la classant dans la catégorie de la pure « mauvaise herbe envahissante » difficilement gérable de part sa reproduction végétative très rapide avec ses rhizomes (1).

Le scénario est simple ; l’homme moderne, soucieux de répondre à son devoir patriarcal, a décapé le sol de son potager par un arrachage systématique harassant du tout venant sauvage, pour privilégier chaque année le renouvellement des rangs de plantation. Les conditions deviennent alors optimales pour permettre à l’Egopode de galoper sans concurrence en créant de véritables couvre sol à 95% au dépend des plantes cultivées à croissance plus lente.

En conséquence, l’homme va stigmatiser sur cette dite invasion dont il est pourtant à l’origine en ignorant d’autant plus les vertus nutritionnelles, gustatives et médicinales de la sauvageonne appréciée dès la préhistoire et répertoriée depuis l’Antiquité jusqu’au Moyen-âge.

Un monopole programmé engendre un déséquilibre pour blâmer le mauvais coupable, la nature étant de nouveau perçue comme hostile. (Voir Plantes sauvages comestibles et ressources).

De plus, comme la Berce, l’Egopode appartient à la famille des ombellifères dont les fleurs parmi les plus mellifères (2) nourrissent nos insectes auxiliaires (3).

Dans mon jardin en friche, j’ai incrusté l’Egopode en présence, selon les cycles, de moult plantes (Trèfle, Primevère, Benoite, Bétoine, Onagre, Gaillet gratteron, Rose trémière, Lampsane, Plantain, Ortie, Pissenlit, Berce du Caucase, etc.).

L’Egopode s’est bien développé, mais pas au dépend d’autres végétaux. De part cet enchevêtrement très dense des racines des diverses autres plantes pour une autorégulation entre tout les végétaux, vous disposerez de diverses cueillettes successives.

A propos de la Berce du Caucase, trop souvent méprisée, celle-ci était cultivée en Union Soviétique comme fourrage. Suite à la dépression agricole, la plante n’étant plus régulée par les bovins, la Berce a proliféré pour être répertoriée comme très invasive.

Dans ma friche, la Berce de Caucase reste discrète avec quelques timides rhizomes et a tout juste le temps de fleurir…

(1) Tiges souterraines horizontales traçantes produisant des pousses qui fabriqueront de nouvelles tiges traçantes…

(2) Fleurs produisant du nectar et ou du pollen

(3) 3 fois plus de prédateurs de prédateurs de plantes…

Ingrédients

  • 5 belles poignées de feuilles avec les pétioles (tiges) coupées à 5 mm, pour le reste, même ingrédients que le velouté d’Ortie

Préparation

Le gout sympathique moins prononcé que L’Ortie ou la Berce, nous oriente vers une plus grande quantité de plante qui de toute façon abonde sur les lieux de récolte.

L’Egopode est pédagogique pour séduire les personnes récalcitrantes à la nourriture sauvage.

> Voir toutes les recettes de plantes sauvages de Stéphane Loriot

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